|
L'action
de prévention contre l'usage de drogue, que nous avons entreprise
l'an dernier, s'est imposée d'emblée comme l'une de
nos actions les plus significative et des plus gratifiantes.
Son
utilité nous apparaît évidente dans le contexte
actuel d'autant qu'aucune action préventive de ce type n'était
conduite jusqu'ici. Les jeunes susceptibles d'être prochainement
approchés, en matière de drogue, ressentent, au moins
confusément, le besoin d'une information objective dénuée
de moralisation et délivrée par des adultes; ils en
parlent entre eux. De leur côté, ceux ci manquent aussi
souvent d'une information suffisante pour se prêter à
des échanges ouverts avec des jeunes sur ce sujet, et encore
moins pour les susciter. Ils craignent également de leur
"donner des idées".
La
stratégie que nous avons adoptée sur les conseils
d'Henry CORRETEL s'est avérée fort judicieuse.
1.
La cible choisie,
les enfants de 9/10 ans ou en cours moyen CMI, CM 2 particulièrement
réceptifs et fréquemment angoissés par la perspective
de leur entrée prochaine au collège où ils
risquent d'être agressés ou rackettés par des
plus grands.
2.
Une
rencontre préalable avec les parents et les enseignants est
indispensable pour les mettre en confiance en leur exposant notre
propre de démarche auprès des enfants.
3.
Obtenir l'agrément des autorités académiques
en vue de contacter les Directeurs d'Écoles.
4.
Organiser une
réunion à l'intention des maires, chefs d'établissements,
médecins, infirmières, éducateurs scolaires
ainsi que les représentants des parents aux conseils d'écoles,
afin de présenter les objectifs et les modalités de
l'action et de projeter le vidéoclip "l'histoire de
Pascal" destiné aux enfants.
5.
Après
accord ou sensibilisation de tous , intervention dans diverses écoles.
Notre
équipe était constituée de huit volontaires
et motivés auxquels se sont jointes trois épouses.
Parmi eux, deux médecins, dont la présence, conférait
un supplément d'audience.
Nous
sommes alors intervenus successivement dons sept écoles,
chaque rencontre avec les élèves, (10 classes) en
présence, voire le concours actif du maître ou de la
maîtresse, étant précédée d'une
rencontre (6 au total) avec les parents, malheureusement peu nombreux.
Cette
action est apparue très gratifiante. Notre sentiment de faire
oeuvre utile s'est accompagné de l'approbation et du soutien
de nombreux éducateurs. Nous avons éprouvé
de plus, un vif intérêt à dialoguer avec les
enfants et avons été surpris de les voir poser les
"bonnes questions". A noter que les établissements
les plus demandeurs de nos interventions sont implantés dans
les quartiers réputés les plus difficiles.
|